L’annonce du Mac Studio a marqué le Keynote printanière d’Apple. Après des années de préparation, ce lancement est une étape importante dans le parcours du Mac.  

La déclaration de John Ternus, vice-président senior de l'ingénierie matérielle chez Apple, selon laquelle l'intégration des puces M1 prend fin, a témoigné d’une évolution du cycle de produits Silicon de la marque.  

Aujourd’hui, de nombreuses questions demeurent, notamment celle de savoir à quoi ressemblera la suite.  

Le mystère autour des puces Silicon révélé

Avant que la transition vers le Silicon d'Apple ne soit prononcée en juin 2020, nous étions plusieurs à se demander de quelle façon ce nouveau processeur allait fonctionner.  

La première crainte à propos des processeurs d'Apple, conçus pour l'iPhone puis renforcés pour l'iPad, était qu’ils ne soient pas en mesure de répondre aux besoins des utilisateurs de Mac, ou du moins des modèles Pro.  

Apple a répondu de la meilleure des façons en déployant les puces M1 Pro, M1 Max et M1 Ultra. Puis, c'est avec l'arrivée des Mac M1 à l'automne 2020 que tous les doutes concernant les puces haut de gamme ont finalement commencé à s'estomper. Et, pour finir, la sortie du MacBook Pro en 2021 n'a fait que conclure l'affaire.  

Le moins que l’on puisse dire est que le processeur Silicon de firme de Cupertino a dépassé toutes les attentes.  

Alors, à présent, quelle sera la prochaine étape ? 

La puce M2, en attente  

Si nous avons une bien meilleure idée de la stratégie d'Apple en matière de processeurs Mac qu'il y a deux ans, il reste très difficile de prédire ses tendances. Nous supposons que la génération M2 ressemblera en grande partie à la M1, à quelques différences près. 

Apple cherchera sans aucun doute à faire progresser les performances et les fonctionnalités de ses appareils, tant dans le haut de gamme que dans le bas de gamme. Et le mystère du Mac Pro Silicon ajoute forcément une corde à son arc.  

Le M1 est époustouflant de par son équilibre entre vitesse et efficacité. Un M2 ne pourra pas profiter des mêmes grosses améliorations apportées par le passage des processeurs Intel aux Apple Silicon. Néanmoins, un net progrès de 10 à 15 % de la vitesse par cœur ne serait pas une surprise.  

Selon Mark Gurman de Bloomberg, le M2 n'augmentera pas le nombre de cœurs de traitement offerts par la puce de base. Il pense plutôt qu’Apple portera à 10 le nombre maximum de cœurs GPU dans le M2, ce qui permettra d'obtenir des résultats graphiques plus substantielles.  

Pour nous, le plus important est de savoir dans quelle mesure la nouvelle puce répondra aux limites du M1. Les Mac actuels sont limités à 16 Go de RAM et à deux ports Thunderbolt, mais également à une prise en charge limitée des écrans externes. 

Il va donc sans dire que nous espérons que les M2 Pro et Max introduites avec le MacBook Pro seront plus robustes que leurs homologues. À ce sujet, dans son rapport, Gurman estime qu'Apple ajoutera deux cœurs CPU, pour atteindre un maximum de 12. Le M2 Ultra, lui, composé de deux puces M2 Max, gagnera quatre cœurs pour un total de 24.  

Mais alors, qu’en est-il du Mac Pro ? Pour Gurman, il existera une nouvelle variété de puce capable de fusionner quatre puces M2 Max dans un "M2 Extreme", avec jusqu'à 48 cœurs CPU et 128 cœurs GPU.  

L’Apple Silicon a pour point fort de pouvoir intégrer une mémoire unifiée pour offrir des performances encore meilleures. Pour sa M2, il se pourrait que des quantités extrêmes de RAM soient autorisées sur un futur Mac Pro, grâce au traitant la mémoire sur puce, et pourquoi pas proposer ses propres cartes d'extension avec encore plus de cœurs GPU. 

Néanmoins, les performances du Mac Studio sont si impressionnantes, surtout avec la version M1 Ultra, que le Mac Pro n'a vraiment besoin que de servir à des utilisateurs niches. Le Mac Pro est actuellement commercialisé à 6 499 € et nous ne serions pas surpris si son nouveau modèle démarrait à un coût similaire.

Ce que nous ignorons encore 

Il y a encore beaucoup de choses que nous ne connaîtrons pas avant la fin du cycle M2, voire même plus.  

La principale d'entre elles est le rythme des mises à jour macOS. Sous Intel, Apple ne pouvait pas décider seule du moment de ses mises à niveau, car elle dépendait, en partie, de l’approvisionnement des puces. Désormais, Apple peut aller à son propre rythme.  

Toujours selon M. Gurman, tous les modèles de Mac seront équipés de processeurs M2 d'ici à la fin de 2023, ce qui laisse penser qu'Apple envisage un cycle de mise en place d’une durée de 18 mois. 

Toutefois, ces estimations soulèvent un autre mystère : quelle position Apple prendra-t-elle en ce qui concerne la relation entre les processeurs de la série M et ceux de la série A utilisés dans les iPhones ?  

Pour rappel, le lancement des puces de la série A d'Apple correspond aux sorties d'iPhone, soit tous les 12 mois. Les puces M2, elles, seront probablement basées sur le processeur A15 introduit à l'automne dernier. 

Adaptation de l'article original paru sur notre site sœur Macworld US.